déposer les armes
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mes mains sont dures comme du pain rassit, mais je dois m'occuper tout en restant connecter à internet. Je chatte avec un mec plutôt mignon et apparemment intelligent, mais je n'ai pas envie d'attendre bêtement ces réponses donc j'ai décidé d'écrire. Comme si l'unique attente de ses réponses me mettait forcement en position de demande, de dépendance. Bref le fait est que je ne sais pas quoi écrire.
normalement ce texte devrait être en blanc, mais la palette a disparu de la fenêtre.zut
normalement ce texte devrait être en blanc, mais la palette a disparu de la fenêtre.zut
vendredi 19 septembre
Les rayons du soleil parviennent à découper les nuages. Je n'ai pas dormis, c'est du moins l'impression que j'ai. J'ai du forcement dormir, sinon je ne me serais pas réveillé ce matin. Une journée dans le paté à foutre à la poubelle. Le paté me fout la migraine, fait ressurgir lui dans le rayon produit-frais et puis mon père, en promo. Je ferais donc du surplace aujourd'hui, remettre lui dans sa boite, regarder encore mon père s'éloigner, encore une fois, et puis se reposer.
Ne pas culpabiliser si ça pue tout ça, c'est clair ça pue. Mais cela ne devrait pas durer.
Les rayons du soleil parviennent à découper les nuages. Je n'ai pas dormis, c'est du moins l'impression que j'ai. J'ai du forcement dormir, sinon je ne me serais pas réveillé ce matin. Une journée dans le paté à foutre à la poubelle. Le paté me fout la migraine, fait ressurgir lui dans le rayon produit-frais et puis mon père, en promo. Je ferais donc du surplace aujourd'hui, remettre lui dans sa boite, regarder encore mon père s'éloigner, encore une fois, et puis se reposer.
Ne pas culpabiliser si ça pue tout ça, c'est clair ça pue. Mais cela ne devrait pas durer.
lundi 3 novembre
20 aoutats. Un corp incapable, comme si je tirais sur des fils céllés de ma chair aux murs. Je bougerais peu.
Je pense toujours à lui, surement parceque je ne fais rien de plus, parceque je ne fais rien.
Avant hier, il était mort noyé, je n'ai pas choisi entre le laisser mourir ou lui donner le baiser qui lui rendrait la vie et fuir aussitôt. De toutes façons, à la fin, je suis dans le couloir.
Foutus aoutats, foutus amours.
20 aoutats. Un corp incapable, comme si je tirais sur des fils céllés de ma chair aux murs. Je bougerais peu.
Je pense toujours à lui, surement parceque je ne fais rien de plus, parceque je ne fais rien.
Avant hier, il était mort noyé, je n'ai pas choisi entre le laisser mourir ou lui donner le baiser qui lui rendrait la vie et fuir aussitôt. De toutes façons, à la fin, je suis dans le couloir.
Foutus aoutats, foutus amours.
Les rues me laissent un sentiment partagé entre bonheur d'une liberté toute fraîche et nostalgie de la solitude. Il fait gris aujourd'hui, ce blog manifeste sûrement les symptômes de l'anachronisme latent à ma propre expérience ici. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis ici, peut-être que je viens juste d'arriver, d'écrire, les images sont confinées dans des albums consultables comme des clips musicaux, et moi j'écoute en boucle avant de décoller.
Certaines personnes gagnent l'assurance nécessaire à leurs équilibres mentaux en roulant dans des porches qui font beaucoup de bruit. Je pense plutôt profiter de la précarité de ma situation, flotter sur des eaux profondes, dériver avec un sourire calme vers la peur de demain.
Je me tape une putain de migraine. Une journée sans prétention.
Certaines personnes gagnent l'assurance nécessaire à leurs équilibres mentaux en roulant dans des porches qui font beaucoup de bruit. Je pense plutôt profiter de la précarité de ma situation, flotter sur des eaux profondes, dériver avec un sourire calme vers la peur de demain.
Je me tape une putain de migraine. Une journée sans prétention.
je peux sentir encore son odeur sur ma peau, mes mains, les draps. Un parfum enivrant de sueur, de sperme et de cul. Cette odeur me transperce, c'est la seule qui pèse. Je la sens arriver parce qu'elle me caresse les narines, déploie ses mains jusque dans mon cerveau pour le réchauffer. Je suis, je me sens, une odeur fusionné de nous deux.
Je tremble et vacille quand l'acidité de la sueur vient ronger les derniers liens. Les cordes de nerfs tendues de ma raison. Je me dissout peu à peu. Mes pieds se ramollissent et laissent s'écrouler au sol la masse fantomatique de mon corps. Un bruit sourd. J'ai laissé derrière moi s'évanouir les dernières lumières, les derniers bruits. Je coule doucement, l'épaisseur de l'obscurité me tient chaud.
La table où je suis en ce moment vient de faire le chemin de la cave au grenier. La planche de bois s'est fendue en deux et chaque partie a décidé, un jour de grande humidité, de ne plus converger. Un tapis à découper vert et quadrillé de lignes blanches, une pile de feuille et la lampe que Tom m'a donné. Sa petite tête éclaire la poussière amassée sur son grand pied noir.
L'éponge est tombée. Un verre de bière. Philippe ne devrait pas tarder.
Je tremble et vacille quand l'acidité de la sueur vient ronger les derniers liens. Les cordes de nerfs tendues de ma raison. Je me dissout peu à peu. Mes pieds se ramollissent et laissent s'écrouler au sol la masse fantomatique de mon corps. Un bruit sourd. J'ai laissé derrière moi s'évanouir les dernières lumières, les derniers bruits. Je coule doucement, l'épaisseur de l'obscurité me tient chaud.
La table où je suis en ce moment vient de faire le chemin de la cave au grenier. La planche de bois s'est fendue en deux et chaque partie a décidé, un jour de grande humidité, de ne plus converger. Un tapis à découper vert et quadrillé de lignes blanches, une pile de feuille et la lampe que Tom m'a donné. Sa petite tête éclaire la poussière amassée sur son grand pied noir.
L'éponge est tombée. Un verre de bière. Philippe ne devrait pas tarder.
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