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je me répète, mais c'est un constat qui au fur et à mesure me laisse libre d'apprécier les faits. Alors voici la ritournelle, le temps me manque, et finallement, de cette précipitation, de se manque de maturation, je produit spontanement, je ne me pose pas trop de questions conceptuelles, je m'attache à rester sur la corde qu'il me reste, le sensible et l'intuition. Alors voilà, l'opération s'est faite. Urban Warp Gear, un dénomination pour les tressages que je faisais il y un an (>ici) et ma passion pour le métier à tisser, créer une trame, un tissu. Ici la surface existe déjà, je l'effile, cela ressemble à une machine à tisser, mais ce n'est rien, juste une installation dans l'espace, la surface, un toile cirée sur une table qui s'échape et va devenir un tressage, en face d'une grande peinture de Piet Moget. Le rouge sur blanc.
On peut sentir là un peu de mon gout pour la toile cirée, une certaine jouissance, et alors, là on dira que je suis les pas de Eran Schaerf. Sans l'aspect discursif, faute de temps, et c'est bouclé.



prototype





Seul mon petit neveux peut s'assoir dessus mais là il regarde un dessin animé.

Première couche




Prototype en cours de lancement.
Décolage prévue pour demain. avec communiqué de presse.
Le MDF à 10mm semble un peu léger pour s'y asseoir dessus.
Je ne pense pas que le 12mm change grand chose.
Donc et si on ne s'asseyait pas?

surface de repos

Les idées arrivent. Certaines vont laisser la place à d'autre. De cette apparente approche de l'objet, table de camping, j'en reviens à l'aire de repos qui scinde en un, le nom lieu, le vide, l'espace où les comportements normaux s'évapore pour laisser les gens vivre leurs aventures, surtout nocturnes évidement, et homosexuelles cela va sans dire.

De plus, le terme d'aire de repos revoie à une notion de surface, surface qui est à l'origine de toutes les formes produites et de la génèse du processus. Le repos renvoie lui au poid en premier lieu, la loi de la gravité est toujours présente, même si les matériaux lui résistent plus, ils sont lourd (le MDF est trés lourd), et leurs poids nécessite un tuteur pour les maintenir debout, les murs, et les piliers présents dans l'espace.



aussitôt fini aussitôt oublié, un jour quand je serais plus vieux j'espère que j'arriverais à prendre le temps de faire les choses dans l'ordre....


OA

Origamic Architecture, c'est un japonais du nom de Masahiro Chatani qui l'aurait inventé (il fallait bien un nom). Le principe est le même que le processus de découpage que je prolonge encore sur différent medium. Ces recherches qui rejoignent donc aussi les guirlandes de papier sont surtout appliquées à l'éllaboration de maquette d'architecture et la création de carte de voeux plus kitsch les unes que les autres.
Il ne s'agira donc pas pour moi d'exéler dans l'originalité et la complexité du pliage/découpage. Je préfère Judd mais le kitsch est plutôt sympatique, enfin il démontre en tout cas de l'hermétisme de ces créateurs à toutes originalités, recherches conceptuelles...on est face à un processus qui ne révèlle rien de sa valeur quand on ne veut montrer que prouesse technique et poesie populaire.




celui là me fait penser aux miens



On frolle la maquette de la tour eiffel en allumette, certains y trouverons alors le charme du cheap et du dérisoire, de la proximité avec l'art populaire. et moi je dis que ce vulgaire collage d'une pratique du dimanche en oeuvre d'art me fait gerber. Non pas que je n'y soit pas sensible, mais cette poésie du peu, du pauvre (au sens culturel) ne peut pas se saisir simplement avec une reprise. Et puis on est dans l'image et non dans le processus.

pour revenir au processus, dernier essais en date:

Un ensemble de proposition se dessine, en fond mes amorçes autour du paranormal et la grotte, puis le brouillard se lève.
Je ne pense pas avoir le temps de faire murir le lien entre les imageobjets et les dessins animés (enfin le puisque les autres restent à faire).
Les imageobjets sont une suite à mon travail de découpage, un peu comme si je faisais chemin inverse, revenir à des formes plus simple.Image puisqu'il s'agit d'une seule surface, et que formellement le plan m'interesse de plus en plus. Objet puisque le fait de travail le bois me permet de créer des volumes qui peuvent devenir fonctionnels.


"Sans titre (banc public)"

Je présenterais bien celui là à coté d'un Judd. On a à faire à une déision propre à certains artistes dont je ne me rappelle plus le nom, entre un volume de la période minimaliste avec sa charge "sacré", sa pureté d'objet d'art inscrit dans l'histoire et un volume qui peut faire écho formellement au minimalisme mais qui désacralise totalement l'oeuvre d'art. OK c'est du vu et revu, mais l'espace du LAC s'y prète bien quand même.


"Sans titre (table)"

La simplicité formelle devient presque une forme de provocation. Mais l'objet demeure fonctionnel, de même que le "Sans titre (banc)" fait office de banc déjà présent dans les espaces d'expositions, la table est utilisable, espace de documentation. Mais je ne m'interesse pas à sa capacité à créer des situations, c'est du design. En y pensant le terme imageobjet renvoie directement au design. C'est bel et bien les contraintes fonctionnelles, poid/ solidité/ résistance/ équilibre, qui procède à l'apparition de la forme et de l'esthétique. Entre IKEA et les minimalistes. j'aurais du mal à assumer une ascendance 100% IKEA...


"Sans titre (fauteuil)"

Mais quelque part, il s'agit de second degrés, un espoir de détourner le regard, je ne sais pas si c'est ce que je recherche. Le vrai second degrés serait de prendre un Judd et de poser une plante dessus...